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11/08/2011

Respiration

 

 

 

Me vient toujours cette bouffée de nostalgie. Du temps, lointain maintenant, où j'écrivais des nouvelles dans un cyber de Tanger. Le quartier de la Guillotière, à Lyon, me rappelle cette ambiance. Un peu Barbesse. Beaucoup là-bas, ce Tanger, ce Tétouan, ce Martil, ce Rabat, ce Casa. Peu comprendrons, mais me baigner dans cette ambiance qui n'existera plus agrandit les parois de mon coeur. J'étais malheureux, torturés, à la limite de la folie parfois, et je ne m'en rappelle pas. C'est comme si ça n'avait jamais existé. Il ne reste dans mon esprit que le ciel bleu, les voix, les visages, le vent sur les murs blancs, éclatants. C'est une profonde récompense de la vie, de sentir son coeur lavé de tant de souillures. Preuve, j'en suis sûr maintenant, que les douleurs ne sont pas si importantes, qu'elles sont dérisoires devant un horizon dégagé, devant un ferry calme sur l'océan.

à vrai dire, je n'aurais jamais imaginé être si optimiste un jour. 

 

Mohamed Saïd, fait à Lyon, le 11 août 2011, à 22h39.