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25/10/2009

Quelques nouvelles du front

C'est toujours avec un ravissement mêlé d'étonnement que je constate que ce blog, malgré mon absence très prolongée, est toujours suivi par au moins 30 visiteurs chaque jour. Je ne sais pas s'ils y lisent des choses, s'ils cliquent sur le lien par réflexe conditionné pavlovien en l'échange d'un sucre ou si les quelques visiteurs via google qui arrivent sur ce blog par les mot de recherches "putes Tanger" font chaque page dans l'espoir de trouver des photos pornographiques. Quel qu'en soient les raisons, j'aurais aimé écrire pour ces trente personnes, et pour d'autres, de nouveaux textes, corriger d'anciens, bref, actualiser cet espace. Ce n'est d'ailleurs pas l'envie qui manque, ni l'inspiration, ni les évènements. Mais. Car il y a toujours un "mais", et c'est ce qui caractérise un peu le déroulement de ma vie en ce moment. Ce "mais" qui fait un mur sur l'horizon de mes projets. Ce "mais" qui, tel un enclos électrifié entre l'herbe et les vaches de mes espoirs, se... Bon d'accord, j'arrête avec les métaphores foireuses. je disais donc: Mais, quelques freins sont à noter dans le circuit fermé de mon inspiration, du moins pour ce blog.

 

-Tout d'abord, le fait que je doive faire quelques kilomètres pour trouver un cyber, puisque je n'ai plus internet chez moi depuis maintenant 1 an, ni d'emploi de bureau rémunéré où j'aurais mis mes talents d'acteur devant mon écran d'ordinateur, devant ma feuille Excel dissimulant 10 fenêtres msn, 5 pages de blogs, une de poker en ligne et 3 de sites vaguement compromettants (Ah, le temps béni où je "travaillais" à la Mairie...)

-Le plantage définitif de mon seul outil de travail, un pc portable (qui datait, il est vrai, de 2004... On en trouve encore, parait-il, ensevelis dans les bassins sédimentaires du Kazakhstan), ce qui a eu le désavantage certain de faire disparaitre une centaines de textes, une partie de mon optimisme, et de me laisser un peu au chômage technique (J'ai essayé de pianoter sur une tranche de blanc de dinde, mais bon)

-Mon instabilité de ces deux derniers mois. J'ai dû faire un choix draconien qui m'a hanté ces dernières semaines. Choisir entre la France ou le Maroc. Choisir, comme le dit si bien une amie, entre être dans la queue du lion, ou dans la tête du rat. Etre manutentionnaire, vendeur par téléphone en France, ou journaliste au Maroc. Le choix aurait été vite fait si des obligations familiales et surtout, l'opportunité d'un appartement libéré, avait rendu ce choix encore plus cornélien. Le résultat, c'est que je suis en plein emménagement, dans la queue du Lion, donc, mais en attendant... Chose qui me donnera un peu de stabilité, espère-je (Pour les deux prochains mois du moins).

-L'écriture d'un roman que j'espère finir pour le mois de janvier 2010, mais qui sera fini en septembre de l'année prochaine, je me connais.

 

Ces raisons, et bien d'autres (Chômage, lecture effrénée de documentation, préparation d'un oeuf au plat, résistance à un internement en hôpital psychiatrique) ont fait que je n'avais pas l'assise, autant physique que morale, pour actualiser ce blog, qui, vous le conviendrez bien, et ce n'est pas contre vous soyez-en assurés, devenait le cadet de mes soucis. Un soucis quand même, donc.

 

Mais (Ce "mais" qui fait comme une haie dans la course d'un coureur obèse) il se peut que j'ai internet dans mon nouveau logement et que je reprenne du service. Je vous remercie en tout cas de votre présence. prenez soin de vous et à bientôt peut-être.

 

Mohamed Saïd, Paris, le 25 octobre 2009, à 15h00.