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14/12/2008

13/12. Tanger.

13/12. Tanger. à la maison.

18h40. L'appel. Puis, lentement, les autres appels à la prière, qui une à une font des arabesques sur le papier du ciel. La sirène de l'ambulance. Le bruit des draps qui claquent au vent. Celui des gouttes de pluie. Tanger, impraticable, encore aujourd'hui. Carrelage des trottoirs glissants, la boue, les rivières d'eau qui traversent tranquillement la chaussée en pente.

Le ciel est bas. Blanc. Uniformément blanc. Je suis arrivé dans cette ambiance triste d'après-aïd. Les moutons ont déjà été égorgés. Ils restent parfois dans les rues des quartiers de Beni Makada, au niveau des portes de garages, où ils étaient enfermés, des restes de fourrage que l'on donnaient aux moutons. Des traces de sang sur le sol. Mais la pluie continue encore de tout laver. j'ai l'impression que le quartier tourne au ralenti. En fait, pourquoi n'en serait-il pas ainsi. Moh, l'épicier, est parti en congé. Quelques commerçants ont pris leur semaine. Beaucoup sont partis dans leur village d'origine passer l'aïd avec les leurs. Tanger, ou du moins ses quartiers périphériques, où vivent l'immigration récente des campagnes, tournent dans une lenteur anesthésiante et froide.

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